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« Interrogations sur la tolérance de l’UE envers les résidus de pesticides dans les aliments » (ONG)

News Tank Transitions - Paris - Actualité n°438665 - Publié le -
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©  Dan Gold / Unsplash
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« Les résidus d’au moins 88 substances dangereuses, y compris les cancérigènes, les perturbateurs hormonaux et les  »polluants éternels« , dont l’utilisation est interdite dans les fermes européennes, sont autorisés dans les produits alimentaires courants vendus sur le marché européen », selon un nouvel avis politique de PAN Europe, publié le 21/04/2026.

L’avis juridique indépendant, commandé par PAN Europe, Foodwatch et l’Institut Velben, « remet en question la légalité de la pratique de la Commission européenne consistant à autoriser la présence de résidus de pesticides interdits dans les aliments importés dans l’UE ».

Selon les ONG, « les conclusions ne laissent aucune place au doute : la Commission a le pouvoir de mettre fin à cette pratique aujourd’hui, et en ne le faisant pas, elle est probablement en violation de ses obligations légales en vertu de la législation de l’UE. Ceci est particulièrement important pour les substances qui ont été interdites pour des raisons de santé ».

Au lieu de cela, la proposition Omnibus sur la sécurité des denrées alimentaires et des aliments pour animaux propose des « demi-mesures bureaucratiques qui ne concerneraient qu’une poignée d’entre elles ».

« Elle ne couvre qu’un sous-ensemble étroit d’environ 22 % des substances interdites par l’UE, introduit des considérations socio-économiques dans ce qui devrait être une décision basée sur la santé, et traite l’obligation d’agir de la Commission comme facultative ».

Selon la note d’information, « la cause fondamentale, le commerce continu de pesticides interdits par l’UE vers les pays tiers, malgré la promesse de la Commission d’y mettre fin en 2020, reste entièrement non traitée ».

PAN Europe, Foodwatch et l’Institut Veblen exhortent le Parlement européen et le Conseil à « utiliser leur pouvoir d’examen pour introduire une obligation claire et automatique d’interdire les résidus de tout pesticide non approuvé dans l’UE ».


« Une réponse cohérente de l’UE doit porter à la fois sur les importations et les exportations.

Selon Stéphanie Kpenou, responsable de la politique commerciale à l’Institut Veblen,  »ce double standard n’affecte pas seulement les consommateurs européens« .

 »Il porte préjudice aux travailleurs agricoles, aux communautés et aux écosystèmes dans les pays où ces substances interdites sont encore utilisées, souvent par des entreprises basées dans l’UE. Une réponse cohérente de l’UE doit porter à la fois sur les importations et les exportations"


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©  Dan Gold / Unsplash
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