Cleantechs / Net Zero : « Besoin de soutien pour atteindre les niveaux de déploiement requis » (CCR)

News Tank Transitions - Brussels - Actualité n°436041 - Publié le -
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« Quatre des 15 technologies d’énergie propre nécessaires pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C d’ici la fin du siècle sont déjà plus rentables que leurs alternatives basées sur les combustibles fossiles », selon le rapport Global Energy and Climate Outlook 2025 du Centre commun de recherche, publié le 27/03/2026, « construit sur la base des politiques et des objectifs adoptés à l’échelle mondiale ».

« Le rapport constate que quelques technologies sont déjà en mesure de concurrencer leurs homologues à fortes émissions, que quelques autres sont sur le point de le faire, mais que de nombreuses technologies importantes en matière d’énergie propre sont loin d’être arrivées à maturité et nécessitent davantage de soutien pour atteindre les niveaux de déploiement requis dans le scénario de 1,5°C », écrivent-ils.

Les quatre technologies « compétitives » sont le solaire, l’éolien, les véhicules électriques et les biocarburants. Elles sont « en bonne voie pour un déploiement à grande échelle », affirme le CCR, et « devraient atteindre des niveaux de déploiement élevés en termes de capacité totale installée, avec peu ou pas de soutien politique supplémentaire ».

Cependant, « le déploiement de l’ensemble du portefeuille de technologies propres - des technologies à faible teneur en carbone aux technologies à émissions négatives - sera nécessaire pour progresser vers le scénario de 1,5 °C », peut-on lire dans les perspectives. Dans ce contexte, « l’innovation et l’investissement continus seront nécessaires pour amener les solutions émergentes telles que les carburants synthétiques et la capture du CO₂ aux niveaux requis pour atteindre les objectifs climatiques et énergétiques mondiaux ».

Les principales conclusions du rapport montrent que « les efforts d’atténuation du climat mondial restent en deçà des besoins », mais que « l’amélioration rapide de la compétitivité des technologies énergétiques propres offre une occasion cruciale de rehausser l’ambition ».


15 technologies d’énergie propre classées par le CCR

« Le rapport classe 15 technologies énergétiques propres essentielles en fonction de leur trajectoire de déploiement actuelle par rapport aux niveaux évalués dans les scénarios climatiques mondiaux pour 2050 », explique le CCR.

Compétitives (≥ 80 % du déploiement dans le cadre du soutien politique actuel par rapport aux exigences de 1,5 °C) : énergie solaire, énergie éolienne, voitures électriques et biocarburants.

Avancées (50-80 %) : énergie nucléaire, stockage dans le secteur de l’électricité et options à faibles émissions pour le transport lourd (véhicules électriques et camions H2).

« Les technologies presque compétitives ont besoin d’un soutien politique supplémentaire pour passer à l’échelle supérieure au cours de la prochaine décennie.

Émergents (<50 %) : carburants à faibles émissions (ammoniac vert, biogaz, biocarburants liquides, e-méthane), options électriques pour la chaleur industrielle (pompes à chaleur, électrolyseurs), technologies de captage du CO₂ (CCS).

 »Les technologies non compétitives, qui sont principalement nécessaires pour les étapes finales de l’objectif zéro net, sont généralement moins matures sur le plan technologique et nécessitent des interventions politiques plus précoces pour soutenir leur progression vers un déploiement généralisé sur le marché vers le milieu du siècle.« 

La fragmentation des échanges est-elle un défi pour les politiques d’atténuation ?

L’analyse  »examine les effets possibles de la fragmentation du commerce international - par opposition à la mondialisation - sur les politiques d’atténuation et constate qu’il y a une interaction limitée entre la politique climatique et la politique commerciale au niveau du PIB mondial« , déclare le CCR.

 »La fragmentation du commerce peut réduire les émissions, mais elle le fait de manière inefficace, entraînant des pertes de PIB plus importantes que les réductions d’émissions. La fragmentation entrave également la décarbonation en profondeur. Les flux commerciaux d’énergie sont davantage influencés par la politique climatique, tandis que les échanges de produits manufacturés restent largement influencés par les politiques commerciales« .

 »L’ensemble du portefeuille technologique sera nécessaire«  (GECO 2025)

 »L’écart entre la voie actuelle et ce qui est nécessaire pour les technologies non compétitives restantes met en évidence l’importance des efforts à fournir. Bien que les technologies non compétitives représentent une part plus faible des réductions totales d’émissions, leur rôle est essentiel : il faudra mobiliser l’ensemble du portefeuille technologique pour atteindre le scénario de 1,5 °C. Le déploiement suffisant et en temps voulu de toutes les options technologiques constitue le principal défi à relever pour parvenir à une décarbonation complète".

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