PFAS / Pays-Bas : concentrations supérieures aux normes sanitaires dans l’eau de 30 % de la population
Greenpeace Pays-Bas publie, le 23/09/2026 une analyse à l’échelle nationale montrant que l’eau du robinet de plus d’un tiers de la population néerlandaise présente des teneurs en PFAS supérieures à la valeur recommandée fixée par le RIVM, l’institut national de la santé publique et de l’environnement.
Cette analyse porte sur 183 sites de captage d’eau potable répartis sur 4 083 zones correspondant à des codes postaux et s’appuie sur les données fournies par les dix distributeurs d’eau potable des Pays-Bas. Greenpeace a traduit ces résultats en un outil public de vérification par code postal, développé en collaboration avec l’analyste de données Albert ten Kate.
D’après l’analyse de Greenpeace :
• La contamination est concentrée en Hollande-Septentrionale, où elle dépasse de plus de trois fois la valeur guide du RIVM de 4,4 ng/l aux abords de Zaandam et d’IJmuiden ;
• Zaanstad a enregistré la concentration la plus élevée, à 14,3 ng/l ;
• 32 % de la population est exposée à des niveaux de PFAS supérieurs à 1,5 fois la valeur indicative, et 4 % supplémentaires à des niveaux compris entre 1 et 1,5 fois cette valeur ;
• Les 53 % restants se situent en dessous de la moitié de la valeur de référence, principalement dans les provinces alimentées par nappes phréatiques.
L’Inspection de l’environnement humain et des transports (ILT), la Cour des comptes des Pays-Bas et l’Union des autorités chargées de la gestion de l’eau ont, chacune de leur côté, fait part de leurs inquiétudes concernant l’augmentation des concentrations de PFAS dans les sources d’eau néerlandaises, comme le souligne le rapport de Greenpeace. Aucune des concentrations mesurées ne dépasse la limite contraignante de l’UE fixée à 100 ng/l, et le RIVM ainsi que la VEWIN continuent de recommander aux habitants de boire l’eau du robinet.
Par ailleurs, Greenpeace réclame une interdiction totale de la production, du rejet, de l’utilisation et de l’importation des PFAS, tout en mettant en garde contre le recours à l’eau en bouteille, rappelant que « la solution réside dans l’arrêt des activités de l’industrie chimique plutôt que dans les choix de consommation individuels ».
Eline Bosman, responsable de l’équipe de campagne de Greenpeace, déclare à Greenpeace Nederland : « Il est proprement inconcevable que notre eau du robinet soit à ce point empoisonnée. C’est un besoin fondamental, et l’eau qui coule du robinet devrait être propre partout aux Pays-Bas. »
Pour découvrir tous nos contenus, abonnez-vous dès maintenant
Rejoignez notre communauté d’abonnés en choisissant votre formule d’abonnement préférée (mensuelle ou annuelle) ou essayez gratuitement pendant 30 jours.
Découvrir gratuitement pendant 30 jours Nos formules d'abonnement
