Trois stratégies de l’eau adoptées par l’Union pour la Méditerranée en réponse au réchauffement rapide

News Tank Transitions - Brussels - Actualité n°434920 - Publié le -
- +
©  Unsplash
©  Unsplash

« Avant cette journée mondiale de l’eau, l’Union pour la Méditerranée (UpM) marque une réponse décisive : l’adoption par ses 43 États membres de trois cadres stratégiques fixant un cap unifié sur l’eau, l’énergie, l’alimentation, les écosystèmes, la finance et la transformation numérique jusqu’en 2030 », annonce l’Union le 19/03/2026 à Barcelone.

Ces trois stratégies visent à répondre aux problèmes urgents de pénurie d’eau, de sécheresse, d’inondations et d’autres événements destructeurs liés au climat dans les régions méditerranéennes, qui « se réchauffent 20 % plus vite que la moyenne mondiale ».

La première stratégie, qui porte sur le nexus eau-énergie-nourriture-écosystèmes, « aborde les demandes en eau concurrentes dans les domaines de l’agriculture, de l’énergie, des villes et des écosystèmes, en veillant à ce que les mesures de sécurité alimentaire et énergétique protègent les rivières, les aquifères et les zones côtières - et en traduisant cette approche intégrée en politiques et investissements concrets ».

La deuxième stratégie met en place des recommandations pour le financement de l’eau afin de « remédier au sous-financement chronique des services publics de l’eau en Méditerranée ». « Elles offrent aux gouvernements, aux régulateurs, aux financiers et aux opérateurs une feuille de route pratique pour rendre les services d’eau financièrement durables tout en protégeant l’accès des ménages à faible revenu et des communautés mal desservies », déclare l’UpM.

La troisième stratégie concerne la transformation numérique du secteur de l’eau. Sous la forme d’un cadre d’action et de gouvernance, elle « guide les pays méditerranéens dans la numérisation des systèmes d’eau pour faire face à la pénurie d’eau, réduire les pertes du système et moderniser les infrastructures vieillissantes ». Il encourage également l’adoption de compteurs intelligents, de capteurs, de plateformes de données et de l’IA, afin de remédier aux problèmes structurels d’efficacité et de qualité des services.

« Aucun pays méditerranéen ne peut gérer seul les aquifères partagés, les bassins fluviaux ou les écosystèmes côtiers », affirme l’UpM. « Une incapacité à investir dans des infrastructures résilientes au climat dans un pays a des effets d’entraînement documentés sur les chaînes d’approvisionnement, les schémas de migration et la stabilité régionale ». La coopération régionale et les ambitions collectives devraient contribuer à résoudre ces problèmes.


L’Union pour la Méditerranée représente 46 pays, dont tous les pays de l’UE et 16 pays du sud et de l’est de la Méditerranée (dont l’Algérie, l’Égypte, la Turquie, la Macédoine du Nord et l’Albanie, entre autres). Elle vise à promouvoir le dialogue et la coopération dans les régions euro-méditerranéennes. Le bassin méditerranéen représente plus de 500 millions de citoyens au total.

Pour découvrir tous nos contenus, abonnez-vous dès maintenant

Rejoignez notre communauté d’abonnés en choisissant votre formule d’abonnement préférée (mensuelle ou annuelle) ou essayez gratuitement pendant 30 jours.

Découvrir gratuitement pendant 30 jours Nos formules d'abonnement