COP17 : « À mi-chemin de 2030, Erevan est l’occasion pour nous de rendre des comptes » ( A. Guterres/ONU)
« Il y a quatre ans, à Montréal, les dirigeants se sont mis d’accord sur un plan : le Cadre mondial de Kunming-Montréal pour la biodiversité. Mais ce n’était qu’un début ; nous avons besoin de plus d’actions, de plus de rapidité et de plus de volonté. À mi-parcours de l’échéance de 2030, Erevan est l’occasion pour nous de rendre des comptes », déclare António Guterres, secrétaire général des Nations unies, lors de l’ouverture du sommet des dirigeants de la COP 17, le 16/10/2026.
Même si plus de la moitié des parties à la Convention ont établi leurs propres feuilles de route nationales, il souligne que les progrès sont « inégaux et bien trop lents : seuls 26 % des écosystèmes terrestres et 12 % des écosystèmes marins seront protégés d’ici 2030. C’est bien loin de la promesse faite à Montréal de protéger 30 % des terres et des mers d’ici 2030. »
Il souligne également que « d’importantes lacunes subsistent dans les objectifs relatifs aux systèmes économiques, notamment ceux visant à réduire les incitations néfastes. Bon nombre des éléments essentiels au progrès — notamment le financement, les capacités, la coopération et les données — font encore largement défaut ».
Pour mettre en œuvre ce cadre, il a ensuite appelé les gouvernements « à opérer un changement radical, passant de politiques qui détruisent la nature à des pratiques qui la préservent », notamment le zéro déchet et l’économie circulaire, l’agriculture durable et l’agriculture régénérative.
Dans ce contexte, il a salué la Déclaration d’Erevan sur l’action climatique, « qui s’engage à faire de cette conférence un tournant pour notre planète et à ancrer la biodiversité dans chaque décision gouvernementale — des politiques aux budgets en passant par les réglementations ».
Il appelle également les gouvernements à mettre fin « une fois pour toutes » aux subventions accordées aux combustibles fossiles et à « utiliser les économies ainsi réalisées au profit des populations et de la planète ». Enfin, Antonio Guterres reconnaît également, dans ce même discours, qu’il faut porter les investissements dans les solutions fondées sur la nature (SfN) à 572 Md€ par an d’ici 2030, et que « le secteur privé doit aussi se mobiliser », en contribuant au Fonds de Cali.
Antonio Guterres, qui présidait sa dernière COP sur la biodiversité, ajoute que, pour réussir, « nous avons besoin de partenariats comme jamais auparavant. Ceux-ci incluent l’innovation des jeunes, l’énergie de la société civile, la participation des femmes et, bien sûr, le leadership des peuples autochtones et des communautés locales ».
« 90 % des Parties à la Convention ont fixé des objectifs nationaux en matière de biodiversité »
António Guterres a également souligné que « près de 90 % des Parties à la Convention ont fixé des objectifs nationaux en matière de biodiversité, et plus de la moitié ont défini leur propre feuille de route nationale pour leur mise en œuvre.
Depuis 2022, 1,3 million de kilomètres carrés supplémentaires de terres et 6 millions de kilomètres carrés d’océans ont été placés sous protection officielle ».
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